Zoë 的个人资料Il n'y a pas de chat ord...照片日志列表更多 工具 帮助

日志


Pour mes fidèles amies

 

 

Pour vous mes ami(es), un poème trouvé sur le net,
qui pour moi reflète tout-à-fait ce à quoi servent les blogs.

Bien plus que ça
Coeur rougeCoeur rougeCoeur rouge

Ai-je vraiment le droit
de me confier ainsi à toi ?
As-tu vraiment besoin
que j'ajoute mes soucis aux tiens ?

Tu m'es plus qu'utile,
tu m'es necessaire.
Tes écrits même les plus futiles
me consolent et m'éclairent.

Peu importe le moment,
je sais que je serai écoutée.
C'est souvent bien assez
pour me sentir rassurée.

Qu'il est bon de pouvoir exprimer
ses états d'âme en toute intimité.
Qu'il est bon de songer
que c'est toi de l'autre côté.

Magré la distance,
je sens ta présence.
Il me suffit d'une pensée
pour te retrouver.

Ce que je vois ,
je voudrais te le faire découvrir.
J'aimerais que tu sois avec moi
pour mes peines et mes éclats de rire.

Non, je ne saurai plus me passer
de ces petits mots échangés,
de ce soutien énergique,
de cette complicité magique.

Je me sens privilégiée
de t'avoir rencontré.
J'espère avoir bien su t'exprimer
l'importance de notre amitié.

Merci mon amie....

Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lettre à mon père parti en octobre 1983

 

 De mes six premières années
De l'autre coté du Rhin,
J'ai tout oublié,
Il ne me reste rien.

De ma petite enfance,
Bercée par ton absence,
J'ai quelques souvenirs
Qui m'empêchent de sourire.

Le temps a passé,
Tu n'étais jamais là.
Ton fichu métier
M'a séparée de toi.

Et lorsque tu rentrais
Au lieu d'une grande joie
Tout mon être tremblait
Sous ton regard si froid.

Etait-ce toutes ces guerres
Qui avait fait de toi
Cet homme si sévère
Que j'ai craint tant de fois ?

Je n'ai jamais osé
M'asseoir sur tes genoux
Pourtant j'aurai aimé
Te couvrir de bisous.

Oh! tu n'étais pas méchant
On riait même, parfois.
Et ces rares moments
Me comblaient de joie.

Tu es encore partit,
Pour toujours cette fois
Et j'ose enfin te dire:
Je t'aime mon papa.

Zoë


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poèmes sur les chats

 

L'insomniaque et le chat

 Donne-moi la quiétude, ô mon doux Chat !
Rends à mon âme, de tes ronrons, le calme et le sommeil
Pour qu'au matin rieur, le soleil triomphant, innocent et béat,
Ensemence de traits chauds l'élan de mon réveil !
Dans ton pelage lisse, mes mains si fatiguées
Cherchent parmi les ombres la torpeur mortelle
Qui donne aux yeux des hommes le repos espéré,
Et au cerveau l'oubli, ce rebelle éternel.
Appuie contre mon bras ta tête délicate,
Où de curieux secrets se cachent en silence,
Et que ton souffle pur et tes vives agates
Apaisent sans mot dire les rivages fugaces
Où mes rêves farouches se perdent et se débattent :
Offre à mon coeur trop lourd la douceur salvatrice...

 ( Nefred - Toulon, 1998 )

 Image Hosted by ImageShack.us

Semonce à Mistigri

 

Mon Mistigri, mon infidèle,
Tu dois venir quand je t’appelle,
Au lieu de courir la souris,
Tout le jour et encore toute la nuit.
Je n’aime pas cette manière,
De te sauver dans les jardins,
Quand je t’ai préparé du pain,
Et de la sauce et du gruyère…
Tu en connais, toi,
Des maîtresses aussi patientes que je suis,
Et qui vous font mille caresses,
Après qu’on s’est si mal conduit ?

(Jean DESMEUZES) 

 

 Image Hosted by ImageShack.us

 

A une Chatte

Chatte blanche, chatte sans tache,
Je te demande, dans ces vers,
Quel secret dort dans tes yeux verts,
Quel sarcasme sous ta moustache.

Tu nous lorgnes, pensant tout bas
Que nos fronts pâles, que nos lèvres
Déteintes en de folles fièvres,
Que nos yeux creux ne valent pas

Ton museau que ton nez termine,
Rose comme un bouton de sein,
Tes oreilles dont le dessin
Couronne fièrement ta mine.

Pourquoi cette sérénité?
Aurais-tu la clé des problèmes
Qui nous font, frissonnant et blèmes,
Passer le printemps et l'été?

Devant la mort qui nous menace,
Chats et gens, ton flair, plus subtil
Que notre savoir, te dit-il
Où va la beauté qui s'efface,

Où va la pensée, où s'en vont
Les défuntes splendeurs charnelles? ...
Chatte, détourne tes prunelles;
J'y trouve trop de noir au fond.

Charles Cros

Image Hosted by ImageShack.us 

 

 



A ma Zoë


                                 
                                                  

      

   Image Hosted by ImageShack.us                                                     Image Hosted by ImageShack.us


Quand je me suis penchée
au dessus du panier,
tu m'as regardée
petits yeux étonnés.

Je t'ai tendu la main,
tu es venue vers moi,
ton petit air malin,
mit mon coeur en émoi.

Je t'ai prise dans mes bras,
et là, tu t'es nichée,
ma jolie boule de poils
que j'ai appelée Zoë.

Tantôt efrontée, 
malicieuse et mutine,
tantôt cajolée
délicieusement caline,

Tu es ma soeur,
mon amour, mon amie,
et quand parfois je pleure
tu me console aussi.

J'aime ta paresse
le soir contre mon corps
ou sous mes caresses
tu ronronnes, tu t'endors.

Ma jolie chatte à moi,
je t'aimerai toujours
même dans l'au-delà
Tu restera amour.

Zoë

 Image Hosted by ImageShack.us

  
 


                               




 


Poème sur l'amitié

Joli poème offert par mon amie Annie.. 

 

    Pour toi je veux être,

L'amie qui te comprend,
L'amour qui te chavire,
Les projets que t'entreprends,
Les histoires qui te font rire,
Le souffle qui te fait vivre,
Le bonheur auquel tu aspires,
L'imagination qui exagère,
Le désir qui te conserve,
La bouche qui te consomme,
La main qui te berce,
Les bras qui t'accueillent,
Celle qui tient la promesse
De toujours ouvrir l'oeil,
Pour savoir comment t'aimer,
Pour n'avoir à chercher
Mille raisons pour te dire
Que jamais, je ne voudrai t'oublier.
Einna/Annie.
iyb0z8s4[1]



 

 

 

 

 

Trois ans aujourd'hui ......

MAMAN

Tu me manques tellement

C'est si dur de vivre sans toi
Mon coeur brûle pourtant j'ai froid
Je contemple le ciel mais ne vois aucun signe
Je cache ma détresse, moi, si maligne
Je regarde les photos et les larmes jaillissent
La peine est trop forte, mes pleurs me trahissent
Ta voix, tes câlins, ton sourire
 Une douleur
 énorme se cache derrière ce rire
Ton visage m'apparait
à travers mes traits
il ne me reste plus que ça
des souvenirs et des émois
Je ne peux que pleurer ton rêve
J'ai si mal, je veux une trêve.
Image Hosted by ImageShack.us1928Image Hosted by ImageShack.us1945
Image Hosted by ImageShack.us1947Image Hosted by ImageShack.us1965
Image Hosted by ImageShack.us1987Image Hosted by ImageShack.us2004


 



L'automne

Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us
Hé oui !! il est là,

Image Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.usImage Hosted by ImageShack.us


  Couleurs d'Automne

 

Arbres remplis de fruits qu'en cette saison la nature
Nous donne généreusement !
Gaieté dans les vignes où les raisins bien mûrs
Sont cueillis en chantant.
Premiers brouillards et champignons cachés des bois
Nonnettes voilées, bolets bais...
Sous les noyers les enfants cherchent les dernières noix
Que le vent fait tomber.
Dans un grand champ un percheron retourne la terre
En fumant des nasaux
Pendant qu'une volée d'oiseaux se battent à l'arrière
Pour quelques vermisseaux !
De temps à autre, des aboiements cassent le silence
Mêlés de coups de feu ...
Cache-toi petite biche des chasseurs sans clémence,
Si tu veux vivre heureuse,
Dans les sous-bois colorés et les arbres chargés
D'or, de feu et d'argent.
Tes amis les cerfs se battent comme des enragés,
Pour toi, jeune et charmante !
Pourtant chaque soir le soleil rétrécit sa course
En voyageur pressé.
Et chaque nuit : la Petit' Ours se colle à la Grand' Ours
Sans jamais renoncer !
Premiers cheveux blancs qu'on voit dans un miroir
Dès l'automne de l'âge,
Derniers vols d'hirondelles qui sentent venir le froid
Et partent vers les plages...
C'est la rentrée, les marrons sont tombés ; les feuilles
Voltigent au vent du Nord
L'enfant tout joyeux saute, les poursuit et les cueille
En sortant de l'école,
Et des plus belles couleurs, il s'en remplit les mains,
Puis les porte à sa mère,
Qui pour ne pas décevoir, garde précieusement :
Ce trésor éphémère

(Jean-Claude Brinette)

Image Hosted by ImageShack.us
Image Hosted by ImageShack.us

Image Hosted by ImageShack.us



Souvenir d'enfance


Ma Mounette

Comme je t'ai aimée
ma Mounette adorée,
petite chatte ordinaire
avec tes grands yeux vert

Tu étais mon amie,
ma confidente aussi,
et de tous mes jouets
ma poupée préférée.

Si je te couchais
dans mon petit landeau
jamais tu ne bougeais
allongée sur le dos

Et lorsque je rentrai
mon cartable à la main
Toujours tu m'attendais
tout au bout du chemin.

Puis le soir dans mon lit
cachées sous l'édredon,
je m'endormais ravie
bercée par tes ronrons.

Et ce fut le drame,
On a déménagé
malgré toutes mes larmes
aux voisins ils t'ont laissée.

Qu'es-tu devenue
belle extraordinaire?
Je n'ai jamais revu
l'éclat de tes yeux vert.
Zoë

Image Hosted by ImageShack.us



Tourments

C'est l'hiver dans mon coeur. 
Il fait froid et je pleure.

Nous avons traversé
le temps sans un nuage,
Quelques fois une ondée,
Pour mouiller mon visage.

Un matin de janvier
toute mon âme se glace,
son aveu est tombé
une autre a pris ma place.

A l'automne de ma vie,
après toutes ces années,
mon amour m'a trahie
tout mon être est brisé.

Moi qui croyait pourtant
son amour infaillible
je sombre dans le néant
je tombe dans le vide.

Il est resté quand même
me jurant son amour,
demandant le pardon
a grands coups de "je t'aime".

Mais cet égarement
a crée mille tourments.
La confiance absolue
est à jamais perdue.

 
         Zoë



 

Cadeau de mon amie Annie

POEME POUR UN CHAT

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu.

Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournant docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je le vois avec étonnement
Le feu de ses prunelle pâles
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement

Charles BAUDELAIRE
Merci mon amie.

De mon amie Annie

Voici un magnifique poème envoyé par Annie :
À vous mes amis
tyfpb3d2[1]

                                                                          
A vous mes amis,
Vous que j'aime plus que ma vie,
Vous qui m'avez toujours soutenue
Dans les moments les plus crus.

A vous mes amis,
Vous que j'adore plus que ma vie,
Sur qui j'ai toujours pu compter,
A mon tour de vous remercier.

A vous mes amis,
Que je n'oublierai jamais de ma vie,
Vous comptez beaucoup pour moi,
Jamais ça ne changera.

A vous mes amis,
Les seuls, les vrais,
Ceux sur qui on peut compter
Durant toute sa vie.

y1ppz9XdTJfeLOooeP9Ur1W3zuneP3e8gZmgUYzUXJ7VDzFB3hWwR36SGGPYKRKOsO3mfAdTcH-QBM[1]

L'éternelle chanson

L'éternelle chanson                                   

Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille, 
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore de jeunes amoureux,
Et je te sourirai tout en branlant la tête,     
Et nous ferons un couple adorable de vieux.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.
tyfpb3d2[1]
Sur notre banc ami, tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer,
Nous aurons une joie attendrie et très douce,
La phrase finissant toujours par un baiser.
Combien de fois jadis j'ai pu dire " Je t'aime " ?
Alors avec grand soin nous le recompterons.
Nous nous ressouviendrons de mille choses, même
De petits riens exquis dont nous radoterons.
Un rayon descendra, d'une caresse douce,
Parmi nos cheveux blancs, tout rose, se poser,
Quand sur notre vieux banc tout verdâtre de mousse,
Sur le banc d'autrefois nous reviendrons causer.
tyfpb3d2[1]
Et comme chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain,
Qu'importeront alors les rides du visage ?
Mon amour se fera plus grave - et serein.
Songe que tous les jours des souvenirs s'entassent,
Mes souvenirs à moi seront aussi les tiens.
Ces communs souvenirs toujours plus nous enlacent
Et sans cesse entre nous tissent d'autres liens.
C'est vrai, nous serons vieux, très vieux, faiblis par l'âge,
Mais plus fort chaque jour je serrerai ta main
Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage,
Aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain.
tyfpb3d2[1]
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve,
Je veux tout conserver dans le fond de mon coeur,
Retenir s'il se peut l'impression trop brève
Pour la ressavourer plus tard avec lenteur.
J'enfouis tout ce qui vient de lui comme un avare,
Thésaurisant avec ardeur pour mes vieux jours ;
Je serai riche alors d'une richesse rare
J'aurai gardé tout l'or de mes jeunes amours !
Ainsi de ce passé de bonheur qui s'achève,
Ma mémoire parfois me rendra la douceur ;
Et de ce cher amour qui passe comme un rêve
J'aurai tout conservé dans le fond de mon coeur.
tyfpb3d2[1]
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille,
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs,
Au mois de mai, dans le jardin qui s'ensoleille,
Nous irons réchauffer nos vieux membres tremblants.
Comme le renouveau mettra nos coeurs en fête,
Nous nous croirons encore aux jours heureux d'antan,
Et je te sourirai tout en branlant la tête
Et tu me parleras d'amour en chevrotant.
Nous nous regarderons, assis sous notre treille,
Avec de petits yeux attendris et brillants,
Lorsque tu seras vieux et que je serai vieille
Lorsque mes cheveux blonds seront des cheveux blancs.

ROSEMONDE GERARD.


S'aimer, c'est sourire ; cesser, c'est mourir...angel134[1]hearts067[1]

Le chat

img168/5654/animal084sa8.gif
izdq3dej[1]
gdpavqad[1] 

                                                                         

On les a fait Venir!

Je suis le chat de cimetière,
De terrain vague et de gouttière,
De haute-Egypte et du ruisseau
Je suis venu de saut en saut.

Je suis le chat qui se prélasse
A l'instant où le soleil passe,
Dans vos jardins et dans vos cours
Sans avoir patte de velours.

Je suis le chat de l'infortune,
Le trublion du clair de lune
Qui vous réveille dans la nuit
Au beau milieu de vos ennuis.

Je suis le chat des maléfices
Condamné par le Saint-Office;
J'évoque la superstition
Qui cause vos malédictions.

Je suis le chat qui déambule
Dans vos couloirs de vestibules,
Et qui fait ses petits besoins
Sous la porte cochère du coin.

Je suis le félin bas de gamme,
La bonne action des vieilles dames
Qui me prodiguent le ron-ron
Sans souci du qu'en dira-t-on.

Epargnez moi par vos prières
Le châtiment de la fourrière
Où finissent vos émigrés
Sans demeure et sans pedigree.


Henri Monnier


q1qsyt6o[1]

Lapalissade

Le chat noir de la palissade
Promène son museau partout,
C'est un pirate en embassade,
Le chat noir qui s'en vient chez nous.

Dans le jardin ou sur le toit,
En mille et une escapades
De tous côtés, il est le roi.

Il est le tigre du Bengale
Et le prince des maraudeurs,
Sa moquerie est sans égale:
Ce chat-là est un chapardeur.

Il faut le voir, cet escogriffe,
Ce gracile animal ingrat
Qui lacère à grands coups de griffe
Les détritus de papier gras.

Il mène sa vie à sa guise,
Ne faisant que ce qui lui plaît,
Il se complaît dans des bêtises
Qui ne valent pas un couplet.

Et cependant si ce vaurien
Ne commet que des incartades
A la maison, on l'aime bien,
Le chat noir de la palissade.

Henri Monnier


Le petit chat

pxp3pfdr[1] 

C'est un petit chat noir effronté comme un page,

Je le laisse jouer sur ma table souvent.

Quelquefois il s'assied sans faire de tapage,

On dirait un joli presse-papier vivant.

 

Rien en lui, pas un poil de son velours ne bouge;

Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,

A ces minets tirant leur langue de drap rouge,

Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

 

Quand il s'amuse, Il est extrêmement comique,

Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.

Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique

Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

 

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,

la frôle, puis, à coups de langue très petits,

Il le happe; et dès lors il est à son affaire

Et l’on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

 

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,

Et ne relève enfin son joli museau plat

Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose

Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

 

Alors il se pourlèche un moment les moustaches,

Avec l'air étonné d'avoir déjà fini.

Et comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,

Il se lisse à nouveau, lustre son poil terni.

 

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;

Il les ferme à demi, parfois, en reniflant,

Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,

Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

 

Edmond Rostand,  


Les chats

maixamp5[1] 

Les amoureux fervents et les savants austères

Aiment également, dans leur mûre saison,

Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

 

Amis de la science et de la volupté,

Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;

L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

 

Ils prennent en songeant les nobles attitudes

Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

 

Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,

Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

          cat015[1]


animal096[1]
Mon chat, hôte sacré de ma vieille maison,
De ton dos élastique arrondis la souplesse.
Viens te pelotonner sur mes genoux et laisse
Que je passe mes mains dans ta toison.

Ferme à demi, les reins émus d'un long frisson,
Ton œil vert qui me raille et pourtant me caresse,
Ton œil vert, mêlé d'or qui, chargé de paresse,
M'observe, d'ironique et bénigne façon.

Tu n'as jamais connu, philosophe, ô vieux frère,
La fidélité sotte et bruyante du chien.
Tu m'aimes cependant, et mon cœur le sent bien.

Ton amour clairvoyant et peut-être éphémère
Me plaît, et je salue en toi, calme penseur,
Des exquises vertus: scepticisme et douceur.

Le chat

 
cat016[1]img262/7923/enmacervellegn8.gif
   miiht4zv[1]  

Le petit chat

C'est un petit chat noir, effronté comme un page.
Je le laisse jouer sur ma table, souvent.
Quelquefois il s'assied sans faire de tapage;
On dirait un joli presse-papier vivant.

Rien de lui, pas un poil de sa toison ne bouge.
Longtemps, il reste là, noir sur un feuillet blanc,
A ces matous, tirant leur langue de drap rouge,
Qu'on fait pour essuyer les plumes, ressemblant.

Quand il s'amuse, il est extrêmement comique,
Pataud et gracieux, tel un ourson drôlet.
Souvent je m'accroupis pour suivre sa mimique
Quand on met devant lui la soucoupe de lait.

Tout d'abord de son nez délicat il le flaire,
Le frôle; puis, à coups de langue très petits,
Il le lampe; et dès lors il est à son affaire;
Et l'on entend, pendant qu'il boit, un clapotis.

Il boit, bougeant la queue et sans faire une pause,
Et ne relève enfin son joli museau plat
Que lorsqu'il a passé sa langue rêche et rose
Partout, bien proprement débarbouillé le plat.

Alors, il se pourlèche un moment les moustaches,
Avec l'air étonné d'avoir déjà fini;
Et, comme il s'aperçoit qu'il s'est fait quelques taches,
Il relustre avec soin son pelage terni.

Ses yeux jaunes et bleus sont comme deux agates;
Il les ferme à-demi, parfois, en reniflant,
Se renverse, ayant pris son museau dans ses pattes,
Avec des airs de tigre étendu sur le flanc.

Mais le voilà qui sort de cette nonchalance,
Et, faisant le gros dos, il a l'air d'un manchon;
Alors pour l'intriguer un peu, je lui balance,
Au bout d'une ficelle invisible un bouchon.

Il fuit en galopant et la mine effrayée,
Puis revient au bouchon, le regarde, et d'abord
Tient suspendue en l'air sa patte repliée,
Puis l'abat, et saisit le bouchon et le mord.

Je tire la ficelle, alors, sans qu'il le voie;
Et le bouchon s'éloigne, et le chat noir le suit,
Faisant des ronds avec sa patte qu'il envoie,
Puis saute de côté, puis revient, puis refuit.

Mais dès que je lui dis: "Il faut que je travaille;
Venez vous asseoir là, sans faire le méchant!"
Il s'assied ... Et j'entends, pendant que j'écrivaille,
Le petit bruit mouillé qu'il fait en se léchant.


Edmond Rostand

 

le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux,
 Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux,
Le soleil y resta

Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.
     chat-1167846526-t[1]         

Les Celtes irlandais voyaient dans l'oeil du chat "la porte de l'autre monde".        DSC01189 Billy                                       léger strabisme !   Zoë      

Etrange imperfection de l'homme qui préfère les femmes, alors qu'il y a des chattes !! Chattes aux yeux verts, feuilles de charme de vos yeux minéraux, bleu fulgurant d'un myosotis, soleil d'or qui s'écarquille en étincelant. Lise Deharme.cat26[1]