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Samedi soir je suis allée voir Hervé Vilard à St James (petite ville à 15 kms de chez moi)
J'ai passé une excellente soirée.
Lui non plus n'est plus tout jeune (il est comme nous, les années passent !lol) mais il assure , malgré une opération du coeur en nov.dernier.
C'est un chanteur qui fait partie de mes préférés (sans être une fan accroc )depuis ses débuts : Capri c'est fini, Fais la rire et bien d'autres succès que tout le monde a dû fredonner un jour ... Je tenais à vous faire profiter des quelques photos prises à cette soirée.

 Là c'est moi à coté du monsieur!!

Je mets les autres photos dans un album pour mon amie France62 qui est une fan absolue !! Si elle, et bien sûr d'autres veulent en prendre no problème !! servez-vous. Je vous prévient seulement, elles ne sont pas d'une qualité parfaite, car c'est seulement vers la fin du concert qu'on s'est aperçu que sans le flash c'était mieux !!! En 1ere partie il y avait un chanteur du Nord : Alain Sombret, inconnu chez nous mais peut-être que certaines d'entre vous le connaissent. Une voix magnifique: il a interprété du A. Boccelli, M. Brant, Joe Dassin.
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J'ai trouvé cette chanson de Michel Sardou, qui me correspond tout-à-fait... et je le regrette profondémment...
Les yeux de mon père
Une tristesse indéfinie Et très étonné d'être au monde. Une peu surpris d'être en vie. Ils avaient la couleur du fer Passez noirs pas assez gris Un ciel blanc barré d'un éclair Et une tendresse infinie.
Si j'avais été moins fier Si j'avais fait un pas vers lui Au lieu de le fuir et me taire J'aurais mieux compris ma vie... Et si c'était à refaire Si j'étais debout devant lui C'est fou le temps, le temps qu'on perd J'aurais deviné ma vie.
Dans les yeux de mon père.
Ses horizons très éloignés Cette peur de s'être trompé de vie Cette vie qu'il n'avait pas choisie. Ils avaient la couleur du fer La couleur des hommes fatigués Un ciel chargé d'au moins deux guerres Et tellement d'amour à donner.
Si j'avais été moins fier Ne pas me croire meilleur que lui Au lieu de me cacher sous terre D'aimer ma mère plus fort que lui. Si seul'ment c'était à refaire Je sais ce qu'il a ressenti. C'est fou le temps, le temps qu'on perd J'aurais tout appris de lui
Dans les yeux de mon père
Il a préféré se taire Attendre que je vienne à lui. Il ne s'est jamais vu en père Il agissait comme un ami Si j'avais été moins fire Si seul'ment j'avais compris C'est fou le temps, le temps qu'on perd J'aurais tout appris de lui Peut-être un peu plus près de lui J'aurais deviné ma vie
Dans les yeux de mon père
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Deux mains, ça ressemble à n'importe quoi, c'est ça, c'est rien, c'est fait de doigts deux mains, Qu'elles soient chargées d'or, de diamants, ou bien brûlées par la mer et le vent, deux mains, ça peut trouver deux autres mains, et les garder jusqu'au matin, deux mains. ça peut pour une bague au doigt, deux mains, un jour trembler, trembler de joie. ça peut aussi parler d'amour, faire oublier la nuit, le jour, ça peut montrer le ciel offert, ou vous pousser jusqu'en enfer. Comme les aiguilles des pendules, le temps les sépare sans scrupules, un jour pour un mot, pour un rien, ça claque la porte un matin. Deux mains, ça souffre de ne rester qu'à deux, et ça fait un signe d'adieu, deux mains, quand il est trop tard, ça se tend deux mains, et ça ne trouve que du vent. Deux mains, ça brille alors de larmes. Qu'elles soient chargées d'or ou brûlées par le vent, deux mains, ça devient implorant, deux mains. Deux mains, ça se joint en priant.
G.Thibault.

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Voici un texte très réaliste de Bénabar, entendu ce matin, et que je ne connaissais pas. Pourtant j'adore ce chanteur...
Si le battement d'ailes d'un papillon quelque part au Cambodge Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale
Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde Quand le financier s'enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent C'est très loin la couche d'ozone mais c'est d'ici qu'on la perce
C'est l'effet papillon : petites causes, grandes conséquences Pourtant jolie comme expression, petites choses, dégâts immenses
Qu'on l'appelle "retour de flamme" ou "théorie des dominos" "Un murmure devient vacarme" comme dit le proverbe à propos Si au soleil tu t'endors, de Biafine tu t'enduiras Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras Si on se gave au resto, c'est un fait, nous grossirons Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons) Allons faire un après-midi "aventure extra-conjugale" Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal
C'est l'effet papillon, c'est normal fallait pas te faire chopper Si par contre t'as mal au front, ça veut dire que c'est toi le mari trompé
Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles Quand on achète ces cosmétiques, c'est au harpon qu'on se maquille Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais que t' auras du mal Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal
C'est l'effet papillon petites causes, grandes conséquences Pourtant jolie comme expression, petites choses dégâts immenses
{x2:} Le papillon s'envole, le papillon s'envole Tout bat de l'aile
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Ce matin j'ai entendu cette chanson de F. Cabrel à la radio. Je la connaissais mais je n'avais jamais trop prêté attention aux paroles.
Je trouve qu'elles sont d'actualité (surtout en ce moment),
et malheureusement elles le seront certainement encore longtemps !
Adossé à un chêne liège, Je descendais quelques arpèges En priant Dieu, Bouddha, que sais-je, Est-ce que tu penses à nous un peu ?
Le monde est aux mains de stratèges Costume noir, cravate beige Ou turban blanc comme la neige Qui jouent de bien drôles de jeux
Il y a dans nos attelages Des gens de raison, de courage, Dans tous les camps de tous les âges Dont le seul rêve est d'être heureux
On a dressé des cathédrales, Des flèches à toucher les étoiles, Dit des prières monumentales, Qu'est-ce qu'on pouvait faire de mieux ?
Êtes-vous là, êtes-vous proche Ou trop loin pour entendre nos cloches ? Ou gardez-vous les mains dans les poches ? Ou est-ce vos larmes quand il pleut ?
D'en haut de vos très blanches loges Les voyez-vous qui s'interrogent Les millions de fourmis qui pataugent La tête tournée vers les cieux ?
Sommes-nous seuls dans cette histoire, Les seuls à continuer à croire ? Regardons-nous vers le bon phare Où le ciel est-t-il vide et creux ?
Adossé à un chêne liège, Pris comme dans les fils d'un piège Je descendais quelques arpèges Je n'avais rien trouvé de mieux
Où êtes-vous dans l'atmosphère ? On vous attend, on vous espère Mais c'est le doute et le mystère Que vous m'aurez appris le mieux
Adossé à un chêne liège, Je descendais quelques arpèges Par un après-midi pluvieux
Je descendais quelques arpèges Par un après-midi pluvieux
Je pense aux soldats français qui viennent de perdre la vie..... |
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 Je t'ai attendu presque toute une année et maintenant, tu es là. Si fragile encore que j'ai peur de bouger, quand tu t'endors dans mes bras. Nous allons passer beaucoup de temps l'un près de l'autre a essayer de nous comprendre de nous aimer, et unjour tu verras, La première fleur, comme elle sera jolie sous ton regard étonné, et je sais déjà qu'après l'avoir cueillie, tu viendra me la donner. Tu connaîtra la pluie et le vent, et les matins ensoleillés, les déceptions et l'amitié et puis un jour viendra, Où tu partira sans me le demander puisque la vie est ainsi. Je ne pourrai pas m'empêcher de pleurer, comme tu le fais aujourd'hui, mais il me suffit en attendant de ton sourire pour effacer tous les nuages de mes pensées, qui ne sont que pour toi. Je t'ai attendu presque toute une année et maintenant tu es là.
BALADE POUR UN SOURIRE. Jean-Max Rivière.
| Voici une chanson de Gérard Lenorman que j'aimais bien et que j'ai retrouvée. Si seulement ça pouvait être comme ça!!

Il était une fois à l'entrée des artistes, Un petit garçon blond , au regard un peu triste Il attendait de moi une phrase magique, Je lui dis simplement: si j'était Président Si j'étais Président de la République

Jamais plus un enfant aurait de pensées tristes, Je nommerais bien sûr Mickey premier ministre De mon gouvernement, si j'étais Président Simplet à la culture me semble une évidence  Tintin à la police 
Et Picsou aux finances Zorro à la justice
f="http://imageshack.us/"> Et Minnie à la danse Est-ce que tu serais content si j'étais Président? Tarzan serait ministre de l'écologie  Bécassine au commerce  Maya à l'industrie  Je déclarerais publiques toutes les patisseries  Opposition néant, si jétais Président, Si j'étais Président de la République, J'écrirais mes discours en vers et en musique Et les jours de conseil, on irait en pique-nique  On ferait des trucs marrants, si j'étais Président. Je recevrais la nuit, le corps diplomatique Dans une super disco à l'ambiance atomique
On se ferait la guerre à grands coups de rythmique, Rien ne serait comme avant si j'étais Président.
Au bord des fontaines, coulerait de l'orangeade  Coluche notre ministre de la rigolade  Imposerait des manèges sur toutes les esplanades
 On s'éclaterait vraiment si j'étais Président!

Si t'était Président de la République, Pour nous tes p'tits copains, se serait super pratique, On pourrait rigoler , chahuter sans risque, On s'rait bien contents si t'était Président.
J'serais jamais Président de la République, Vous les p'tits malins, vous êtes bien sympatiques, Mais n'comptez pas sur moi pour faire de la politique, Pas besoin d'être Président pour aimer les enfants.

Je viens de regarder une émission de GUY Lux sur Mélody T.V. et Serge Lama a chanté cette merveilleuse chanson, que j'avais complétement oubliée.
![dfsj9qhd[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1ptwAHYXH7Uj9TkSyBh8CY_knpBmDW3m2XHw-nLeLLi7aJ5aKHHjhcNsTxVthI2fnhwS8tKPv5_rA) Et l'absence est venue poser ses grandes ailes Sur le berceau muet qui ne chantera plus Elle est partie sans moi, je reste seul sans elle Et sans cet enfant de trois ans dont je n'suis même pas le père Mais qui devenait mon enfant, peu à peu
C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi Mais qui avait su lier mon âme saltimbanque Avec sa tête dans mon cou, avec son rire dans sa gorge Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux
Les enfants sont le fruit des femmes pas des hommes Et quel que soit celui qui fait germer la pomme Le père, pour l'enfant, c'est celui qui est là Celui qui caresse sa mère et qui lui tend les bras.
Sans doute aimera-t-il autant ses futurs pères Ses parrains, ses tontons que sa mère aimera Mais moi je garderai pour ses anniversaires Une pensée au fond de moi J'me dirai : "Tiens, il a vingt berges" Lorsque j'y pense quelquefois J'me sens devenir vieux
Les enfants des voisins, on les trouve stupides Ils ne servent à nos yeux qu'à faire pousser des rides Mais lorsque par hasard, on en a un qui est là Qui a les yeux noirs de sa mère On l'aime malgré soi.
Et l'absence est venue peser sur ma détresse Dans la chambre déserte où manquent ses jouets Rien n'le remplacera, ni mes futures maîtresses Ni mon travail, ni le beau temps Je suis démuni comme un père qui vient de perdre son enfant Et je suis malheureux.
![dfsj9qhd[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1ptwAHYXH7Uj8Eo6Ew9thtI7m-SufegjiOxeXdO5NX7dT2zyeVJRQOGuqB25wD1oI7mpr-H8qqBOQ) Paroles : Serge Lama. Musique : Alice Dona. Pleins de souvenirs dans cette chanson..
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Au joli temps de nos guitares
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Au joli temps de nos guitares Brassens criait “Gare au gorille Sacha parlait de sa famille Maxime était né quelque part Dylan était “comme pierre qui roule” Et Brel faisait valser “Vesoul” Paco rythmait “A galopar” Au temps joli de nos guitares
![y1ppz9XdTJfeLNa6AwwH4xbJfc3BdJwbD6lda9XsnrwfGyZurneJMR7bjnIqGn_PMLZ42LDbWUMKgg[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1p3LSudqqSrhA0aNREY-2uIy34o1JlWQe0O0mHEcB7Fp6q8Uuarr6MFH3A4yCHMSgTxLG3Jy4b2i6GE8Ik1x6xHhjOskDqU48Z) Au joli temps de nos guitares Leclerc chantait “moi mes souliers” Lemarque “un petit cordonnier” Darnal fredonnait “le soudard” Coluche ressuscitait Bruant Joël était adolescent C’était Ferrat, c’était Béart Le temps joli de nos guitares
![y1ppz9XdTJfeLNa6AwwH4xbJfc3BdJwbD6lda9XsnrwfGyZurneJMR7bjnIqGn_PMLZ42LDbWUMKgg[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1p3LSudqqSrhAYz5h-oB9XPpPwVqJrdWdiWv52PrWnafFSJAGpFJm7WPCzVcN0GHccA0ToV0UalJAE62VetlLVOCwdYPbzR-Nn) Au joli temps de nos guitares Aufray chantait Santiano Ricet “La servante du château” C’était Perret, Sylvestre, Yvart Robert venait de Montréal Et Jacques de son Douai natal C’était Gainsbourg avant Gainsbarre Au temps joli de nos guitares
Au joli temps de nos guitares Brassens criait “Gare au gorille” Sacha parlait de sa famille Maxime était né quelque part Henri chantait sa chanson douce C’était lui notre maître à tous Moi je vivais comme un lézard Au temps joli de nos guitares
![y1ppz9XdTJfeLNa6AwwH4xbJfc3BdJwbD6lda9XsnrwfGyZurneJMR7bjnIqGn_PMLZ42LDbWUMKgg[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1p3LSudqqSrhDY2ud2SS-A-I8Gy5qqH__7_Ab64V6SCsWbZ1HjXSDpzYNBCuM20X2cn2r8gIrgG43mpKEnCm7a-SxDYCC0qB0N) Il y en avait tant et tant Que j’en oublie c’est évident Que l’on pardonne à ma mémoire Du temps joli de nos guitares (bis)
![dwhpjv9l[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1p3LSudqqSrhATzZ1qLkSl1D_ZWn8IE692n5IiDCKk_-N_fMnLkIxnUM5puOqNbXiP9Nik7Pcp3BsgZ6wlHZgK1tzJDtk9yPYp) Georges Moustaki
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Mon père avait un métier qui nous obligeait à déménager très souvent, c'est pourquoi il a désiré n'avoir qu'un enfant. Je suis donc fille unique , moi qui aurait tant aimé avoir un frère ou une soeur. Cette chanson de Maxime Leforestier me touche beaucoup.
Paroles et Musique: Maxime Le Forestier 1971
Toi le frère que je n'ai jamais eu Sais-tu si tu avais vécu Ce que nous aurions fait ensemble Un an après moi, tu serais né Alors on n'se s'rait plus quittés Comme des amis qui se ressemblent On aurait appris l'argot par cœur J'aurais été ton professeur A mon école buissonnière Sur qu'un jour on se serait battu Pour peu qu'alors on ait connu Ensemble la même première
{Refrain:} Mais tu n'es pas la A qui la faute Pas à mon père Pas à ma mère Tu aurais pu chanter cela
Toi le frère que je n'ai jamais eu Si tu savais ce que j'ai bu De mes chagrins en solitaire Si tu m'avais pas fait faux bond Tu aurais fini mes chansons Je t'aurais appris à en faire Si la vie s'était comportée mieux Elle aurait divisé en deux Les paires de gants, les paires de claques Elle aurait sûrement partagé Les mots d'amour et les pavés Les filles et les coups de matraque
{Refrain}
Toi le frère que je n'aurais jamais Je suis moins seul de t'avoir fait Pour un instant, pour une fille Je t'ai dérangé, tu me pardonnes Ici quand tout vous abandonne On se fabrique une famille
![y1ppz9XdTJfeLNa6AwwH4xbJfc3BdJwbD6lda9XsnrwfGyZurneJMR7bjnIqGn_PMLZ42LDbWUMKgg[1]](http://blufiles.storage.live.com/y1p3LSudqqSrhAwTxWb3pyqetNtqjpTfH5ICZEyVQVlrKyUG5J3dF2kMud7XsAvSF9qqH-ci79S9RgMe_zZLrmnLIXYkqo3L7Om)
Il a 25 ans, mon papa nous quittait. Voici quelques textes que j'aime.
Paroles et Musique: Michel Mallory, Marc Benoît 1973
Que la maison me parait vide Sans son désordre et sans sa voix Ça me semble encore impossible Pourtant il y a deux ans déjà
Ma mère a rangé tous ses livres Et ses outils de jardinier Tous ces objets qu'il faisait vivre Qui eux aussi vont s'ennuyer
Il ne parlait pas de la guerre Pourtant mon héros c'était lui J'étais si fière qu'il soit mon père Fière de m'appeler comme lui
Ses colères étaient des tempêtes Lorsque j'avais désobéi Et puis il pleurait en cachette Parce que j'avais un premier prix
C'était plus que de la tendresse Qu'il avait pour tous nos rosiers Il peignait avec maladresse C'était toujours moi qui posais
Je sais bien que je lui ressemble Je suis têtue comme il l'était J'ai ses yeux et ses côtés tendres Et j'aime tout ce qu'il aimait
C'était mon ami et mon frère Et tous mes souvenirs d'enfant C'était mon ami et mon père Et il me manque bien souvent
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Paroles et Musique: Yves Duteil 2002 "Sans Attendre"
je te cherchais depuis longtemps tu m'as laissé en t'en allant un grand paquet de mots d'amour et ce silence encore si lourd le souvenir de ces chimères que tu fuyais pendant la guerre les bateaux, les trains, les camions les quais de gare et les wagons la frayeur de ces années noires je la lisais dans ton regard avec l'horreur, le désespoir et le travail obligatoire peut-être un jour si tu m'attends on parlera de tout ce temps on a perdu sans rien se dire ne pas savoir se sourire quand je sentais venir la fin je me revois tenir ta main et te parler pendant des heures en regardant battre ton coeur a ta façon, tu nous aimais mais tous les mots qu'on attendait restaient enfouis bien trop profond en souffrance dans leur prison de la haut, si tu nous entends reviens vers nous de temps en temps as-tu enfin trouvé la paix et le repos là où tu es j'avais tout juste 50 ans tu m'as légué en t'en allant ce regard triste et douloureux un portrait d'enfant malheureux qui n'a pas pu trouver sa place enfermé dans sa carapace et sur qui les fées ni les dieux n'ont jamais du poser les yeux après avoir tant bien que mal grandit à l'ombre d'une étoile sans pour autant trouvé le nord il t'a fallu partir encore marcher de nuit à travers champ mais dans tes lettres avec le temps de ces souffrances et de ces peurs il ne reste que le meilleur
hum...
à ta façon, tu nous aimais mais tous les mots qu'on attendait restaient enfouis bien trop profond en souffrance dans leur prison de là haut, si tu nous entends reviens vers nous de temps en temps as-tu enfin trouvé la paix et le repos là où tu es toi mon père que j'aimais tant je te cherchais depuis longtemps mais tu voyages désormais près de moi bien plus que jamais repose en paix dans nos mémoires le plus tendre de notre histoire se sont les mots qu'on a pas dit c'est à toi que je les dédie
NANTES
Paroles et Musique: Barbara 1964
Il pleut sur Nantes Donne-moi la main Le ciel de Nantes Rend mon cœur chagrin
Un matin comme celui-là Il y a juste un an déjà La ville avait ce teint blafard Lorsque je sortis de la gare Nantes m'était encore inconnue Je n'y étais jamais venue Il avait fallu ce message Pour que je fasse le voyage:
"Madame soyez au rendez-vous Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup Faites vite, il y a peu d'espoir Il a demandé à vous voir."
A l'heure de sa dernière heure Après bien des années d'errance Il me revenait en plein cœur Son cri déchirait le silence Depuis qu'il s'en était allé Longtemps je l'avais espéré Ce vagabond, ce disparu Voilà qu'il m'était revenu
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup Je m'en souviens du rendez-vous Et j'ai gravé dans ma mémoire Cette chambre au fond d'un couloir
Assis près d'une cheminée J'ai vu quatre hommes se lever La lumière était froide et blanche Ils portaient l'habit du dimanche Je n'ai pas posé de questions A ces étranges compagnons J'ai rien dit, mais à leurs regards J'ai compris qu'il était trop tard
P -vous Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup Mais il ne m'a jamais revue Il avait déjà disparu
Voilà, tu la connais l'histoire Il était revenu un soir Et ce fut son dernier voyage Et ce fut son dernier rivage Il voulait avant de mourir Se réchauffer à mon sourire Mais il mourut à la nuit même Sans un adieu, sans un "je t'aime"
Au chemin qui longe la mer Couché dans le jardin des pierres Je veux que tranquille il repose Je l'ai couché dessous les roses Mon père, mon père
Il pleut sur Nantes Et je me souviens Le ciel de Nantes Rend mon cœur chagrin
Pourtant, j'étais au rendez-vous.
Paroles: Michèle Senlis & Daniel Guichard. Musique: Jean Ferrat 1974
Dans son vieux pardessus râpé Il s'en allait l'hiver, l'été Dans le petit matin frileux Mon vieux.
Y avait qu'un dimanche par semaine Les autres jours, c'était la graine Qu'il allait gagner comme on peut Mon vieux.
L'été, on allait voir la mer Tu vois c'était pas la misère C'était pas non plus l'paradis Hé oui tant pis.
Dans son vieux pardessus râpé Il a pris pendant des années L'même autobus de banlieue Mon vieux.
L'soir en rentrant du boulot Il s'asseyait sans dire un mot Il était du genre silencieux Mon vieux.
Les dimanches étaient monotones On n'recevait jamais personne Ça n'le rendait pas malheureux Je crois, mon vieux.
Dans son vieux pardessus râpé Les jours de paye quand il rentrait On l'entendait gueuler un peu Mon vieux.
Nous, on connaissait la chanson Tout y passait, bourgeois, patrons, La gauche, la droite, même le bon Dieu Avec mon vieux.
Chez nous y avait pas la télé C'est dehors que j'allais chercher Pendant quelques heures l'évasion Tu sais, c'est con!
Dire que j'ai passé des années A côté de lui sans le r'garder On a à peine ouvert les yeux Nous deux.
J'aurais pu c'était pas malin Faire avec lui un bout d'chemin Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux Mon vieux.
Mais quand on a juste quinze ans On n'a pas le cœur assez grand Pour y loger tout's ces chos's-là Tu vois.
Maintenant qu'il est loin d'ici En pensant à tout ça, j'me dis "J'aim'rais bien qu'il soit près de moi" PAPA...
Paroles et Musique: Yves Duteil 2002 "Sans Attendre"
je te cherchais depuis longtemps tu m'as laissé en t'en allant un grand paquet de mots d'amour et ce silence encore si lourd le souvenir de ces chimères que tu fuyais pendant la guerre les bateaux, les trains, les camions les quais de gare et les wagons la frayeur de ces années noires je la lisais dans ton regard avec l'horreur, le désespoir et le travail obligatoire peut-être un jour si tu m'attends on parlera de tout ce temps on a perdu sans rien se dire ne pas savoir se sourire quand je sentais venir la fin je me revois tenir ta main et te parler pendant des heures en regardant battre ton coeur a ta façon, tu nous aimais mais tous les mots qu'on attendait restaient enfouis bien trop profond en souffrance dans leur prison de la haut, si tu nous entends reviens vers nous de temps en temps as-tu enfin trouvé la paix et le repos là où tu es j'avais tout juste 50 ans tu m'as légué en t'en allant ce regard triste et douloureux un portrait d'enfant malheureux qui n'a pas pu trouver sa place enfermé dans sa carapace et sur qui les fées ni les dieux n'ont jamais du poser les yeux après avoir tant bien que mal grandit à l'ombre d'une étoile sans pour autant trouvé le nord il t'a fallu partir encore marcher de nuit à travers champ mais dans tes lettres avec le temps de ces souffrances et de ces peurs il ne reste que le meilleur
hum...
à ta façon, tu nous aimais mais tous les mots qu'on attendait restaient enfouis bien trop profond en souffrance dans leur prison de là haut, si tu nous entends reviens vers nous de temps en temps as-tu enfin trouvé la paix et le repos là où tu es toi mon père que j'aimais tant je te cherchais depuis longtemps mais tu voyages désormais près de moi bien plus que jamais repose en paix dans nos mémoires le plus tendre de notre histoire se sont les mots qu'on a pas dit c'est à toi que je les dédie
Tant que nos proches sont là, il fautleur dire combien on les aime. Après il est trop tard, il nous reste des regrets.
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