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日志


Concert

Samedi soir je suis allée voir Hervé Vilard à St James
(petite ville à 15 kms de chez moi)
J'ai passé une excellente soirée.
Lui non plus n'est plus tout jeune (il est comme nous, les années passent !lol)
mais il assure , malgré une opération du coeur en nov.dernier.
C'est un chanteur qui fait partie de mes préférés (sans être une fan accroc )depuis ses débuts :
Capri c'est fini, Fais la rire et bien d'autres succès que tout le monde
a dû fredonner un jour ...
Je tenais à vous faire profiter des quelques photos prises à cette soirée.

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Là c'est moi à coté du monsieur!! 


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Je mets les autres photos dans un album pour mon amie France62
qui est une fan absolue !! Si elle, et bien sûr d'autres veulent en prendre
no problème !! servez-vous.
Je vous prévient seulement, elles ne sont pas d'une qualité parfaite, car c'est seulement vers la fin du concert qu'on s'est aperçu que sans le flash
c'était mieux !!!
En 1ere partie il y avait un chanteur du Nord :
Alain Sombret,
inconnu chez nous mais peut-être que certaines d'entre vous le connaissent.
Une voix magnifique: il a interprété du A. Boccelli, M. Brant, Joe Dassin.

Les yeux de mon père

 

J'ai trouvé cette chanson de Michel Sardou, qui me correspond tout-à-fait...
et je le regrette profondémment...

Les yeux de mon père


Une tristesse indéfinie
Et très étonné d'être
au monde.
Une peu surpris d'être en vie.
Ils avaient la couleur du fer
Passez noirs pas
assez gris
Un ciel blanc barré
d'un éclair
Et une tendresse infinie.

Si j'avais été moins fier
Si j'avais fait un pas vers lui
Au lieu de le fuir et me taire
J'aurais mieux compris
ma vie...
Et si c'était à refaire
Si j'étais debout devant lui
C'est fou le temps, le
temps qu'on perd
J'aurais deviné ma vie.

Dans les yeux de mon père.

Ses horizons très éloignés
Cette peur
de s'être trompé de vie
Cette vie
qu'il n'avait pas choisie.
Ils avaient la couleur du fer
La couleur
des hommes fatigués
Un ciel chargé d'au moins
deux guerres
Et tellement d'amour
à donner.

Si j'avais été moins fier
Ne pas me croire
meilleur que lui
Au lieu de me cacher
sous terre
D'aimer ma mère
plus fort que lui.
Si seul'ment
c'était à refaire
Je sais ce qu'il a ressenti.
C'est fou le temps,
le temps qu'on perd
J'aurais tout appris de lui

Dans les yeux de mon père

Il a préféré se taire
Attendre que je vienne à lui.
Il ne s'est jamais vu en père
Il agissait comme un ami
Si j'avais été moins fire
Si seul'ment j'avais compris
C'est fou le temps, le
temps qu'on perd
J'aurais tout appris de lui
Peut-être un peu plus
près de lui
J'aurais deviné ma vie

Dans les yeux de mon père

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux mains

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Deux mains,
ça ressemble à n'importe quoi,
c'est ça, c'est rien, c'est fait de doigts
deux mains,
Qu'elles soient chargées d'or, de diamants,
ou bien brûlées par la mer et le vent,
deux mains,
ça peut trouver deux autres mains,
et les garder jusqu'au matin,
deux mains.
ça peut pour une bague au doigt,
deux mains,
un jour trembler, trembler de joie.
ça peut aussi parler d'amour,
faire oublier la nuit, le jour,
ça peut montrer le ciel offert,
ou vous pousser jusqu'en enfer.
Comme les aiguilles des pendules,
le temps les sépare sans scrupules,
un jour pour un mot, pour un rien,
ça claque la porte un matin.
Deux mains,
ça souffre de ne rester qu'à deux,
et ça fait un signe d'adieu,
deux mains,
quand il est trop tard, ça se tend
deux mains,
et ça ne trouve que du vent.
Deux mains, ça brille alors de larmes.
Qu'elles soient chargées d'or ou brûlées par le vent,
deux mains,
ça devient implorant,
deux mains.
Deux mains, ça se joint en priant.

G.Thibault.

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l'effet papillon

Voici un texte très réaliste de Bénabar, entendu ce matin,
et que je ne connaissais pas. Pourtant j'adore ce chanteur...

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Si le battement d'ailes d'un papillon quelque part au Cambodge
Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages
Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental
Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale

Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde
Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde
Quand le financier s'enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent
C'est très loin la couche d'ozone mais c'est d'ici qu'on la perce

C'est l'effet papillon : petites causes, grandes conséquences
Pourtant jolie comme expression, petites choses, dégâts immenses

Qu'on l'appelle "retour de flamme" ou "théorie des dominos"
"Un murmure devient vacarme" comme dit le proverbe à propos
Si au soleil tu t'endors, de Biafine tu t'enduiras
Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras
Si on se gave au resto, c'est un fait, nous grossirons
Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons)
Allons faire un après-midi "aventure extra-conjugale"
Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal

C'est l'effet papillon, c'est normal fallait pas te faire chopper
Si par contre t'as mal au front, ça veut dire que c'est toi le mari trompé

Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles
Quand on achète ces cosmétiques, c'est au harpon qu'on se maquille
Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais que t' auras du mal
Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal

C'est l'effet papillon petites causes, grandes conséquences
Pourtant jolie comme expression, petites choses dégâts immenses

{x2:}
Le papillon s'envole, le papillon s'envole
Tout bat de l'aile



Le chêne liège

Ce matin j'ai entendu cette chanson de F. Cabrel à la radio.
Je la connaissais mais je n'avais jamais trop prêté attention
aux paroles.

Je trouve qu'elles sont d'actualité (surtout en ce moment),

et malheureusement elles le seront certainement encore longtemps !

Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu, Bouddha, que sais-je,
Est-ce que tu penses à nous un peu ?

Le monde est aux mains de stratèges
Costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige
Qui jouent de bien drôles de jeux

Il y a dans nos attelages
Des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges
Dont le seul rêve est d'être heureux

On a dressé des cathédrales,
Des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales,
Qu'est-ce qu'on pouvait faire de mieux ?

Êtes-vous là, êtes-vous proche
Ou trop loin pour entendre nos cloches ?
Ou gardez-vous les mains dans les poches ?
Ou est-ce vos larmes quand il pleut ?

D'en haut de vos très blanches loges
Les voyez-vous qui s'interrogent
Les millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux ?

Sommes-nous seuls dans cette histoire,
Les seuls à continuer à croire ?
Regardons-nous vers le bon phare
Où le ciel est-t-il vide et creux ?

Adossé à un chêne liège,
Pris comme dans les fils d'un piège
Je descendais quelques arpèges
Je n'avais rien trouvé de mieux

Où êtes-vous dans l'atmosphère ?
On vous attend, on vous espère
Mais c'est le doute et le mystère
Que vous m'aurez appris le mieux

Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux

Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux

Je pense aux soldats français qui viennent de perdre la vie.....

amour -tendresse.

imuyad00
Je t'ai attendu presque toute une année
et maintenant, tu es là.
Si fragile encore que j'ai peur de bouger,
quand tu t'endors dans mes bras.
Nous allons passer beaucoup de temps l'un près de l'autre
a essayer de nous comprendre de nous aimer, et unjour tu verras,
La première fleur, comme elle sera jolie
sous ton regard étonné,
et je sais déjà qu'après l'avoir cueillie,
tu viendra me la donner.
Tu connaîtra la pluie et le vent,
et les matins ensoleillés,
les déceptions et l'amitié
et puis un jour viendra,
Où tu partira sans me le demander
puisque la vie est ainsi.
Je ne pourrai pas m'empêcher de pleurer,
comme tu le fais aujourd'hui,
mais il me suffit en attendant de ton sourire
pour effacer tous les nuages de mes pensées,
qui ne sont que pour toi.
Je t'ai attendu presque toute une année
et maintenant tu es là.

BALADE POUR UN SOURIRE. 
       Jean-Max Rivière.




 

 


 

Si j'étais Président

Voici une chanson de Gérard Lenorman que j'aimais bien et que j'ai retrouvée.
Si seulement ça pouvait être comme ça!!

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Il était une fois à l'entrée des artistes,
Un petit garçon blond , au regard un peu triste
Il attendait de moi une phrase magique,
Je lui dis simplement: si j'était Président
Si j'étais Président de la République

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Jamais plus un enfant aurait de pensées tristes,
Je nommerais bien sûr Mickey premier ministreImage Hosted by ImageShack.us
De mon gouvernement, si j'étais Président
Simplet à la culture me semble une évidence   Image Hosted by ImageShack.us
Tintin à la police Image Hosted by ImageShack.us

Et Picsou aux financesImage Hosted by ImageShack.us
Zorro à la justiceImage Hosted by ImageShack.us

  
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Et Minnie à la danseImage Hosted by ImageShack.us
Est-ce que tu serais content si j'étais Président?
Tarzan serait ministre de l'écologie Image Hosted by ImageShack.us
Bécassine au commerce Image Hosted by ImageShack.us
Maya à l'industrie Image Hosted by ImageShack.us
Je déclarerais publiques toutes les patisseries   
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Opposition néant, si jétais Président,
Si j'étais Président de la République,
J'écrirais mes discours en vers et en musique  Image Hosted by ImageShack.us  
Et les jours de conseil, on irait en pique-nique         Image Hosted by ImageShack.us
On ferait des trucs marrants, si j'étais Président.
Je recevrais la nuit, le corps diplomatique
Dans une super disco à l'ambiance atomique   

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On se ferait la guerre à grands coups de rythmique,
Rien ne serait comme avant si j'étais Président.

Au bord des fontaines,Image Hosted by ImageShack.us coulerait de l'orangeade Image Hosted by ImageShack.us
Coluche notre ministre de la rigolade  
      Image Hosted by ImageShack.us
Imposerait des manèges sur toutes les esplanades  

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On s'éclaterait vraiment si j'étais Président!


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Si t'était Président de la République,
Pour nous tes p'tits copains, se serait super pratique,
On pourrait rigoler , chahuter sans risque,
On s'rait bien contents si t'était Président.

J'serais jamais Président de la République,
Vous les p'tits malins, vous êtes bien sympatiques,
Mais n'comptez pas sur moi pour faire de la politique, 
Pas besoin d'être Président pour aimer les enfants.

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L'enfantd'un autre

Je viens de regarder  une émission de GUY Lux sur Mélody T.V. et Serge Lama a chanté cette merveilleuse chanson, que j'avais complétement oubliée.
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Et l'absence est venue poser ses grandes ailes
Sur le berceau muet qui ne chantera plus
Elle est partie sans moi, je reste seul sans elle
Et sans cet enfant de trois ans dont je n'suis même pas le père
Mais qui devenait mon enfant, peu à peu

C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque
Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi
Mais qui avait su lier mon âme saltimbanque
Avec sa tête dans mon cou, avec son rire dans sa gorge
Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux

Les enfants sont le fruit des femmes pas des hommes
Et quel que soit celui qui fait germer la pomme
Le père, pour l'enfant, c'est celui qui est là
Celui qui caresse sa mère et qui lui tend les bras.

Sans doute aimera-t-il autant ses futurs pères
Ses parrains, ses tontons que sa mère aimera
Mais moi je garderai pour ses anniversaires
Une pensée au fond de moi
J'me dirai : "Tiens, il a vingt berges"
Lorsque j'y pense quelquefois
J'me sens devenir vieux

Les enfants des voisins, on les trouve stupides
Ils ne servent à nos yeux qu'à faire pousser des rides
Mais lorsque par hasard, on en a un qui est là
Qui a les yeux noirs de sa mère
On l'aime malgré soi.

Et l'absence est venue peser sur ma détresse
Dans la chambre déserte où manquent ses jouets
Rien n'le remplacera, ni mes futures maîtresses
Ni mon travail, ni le beau temps
Je suis démuni comme un père qui vient de perdre son enfant
Et je suis malheureux.


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Paroles : Serge Lama. Musique : Alice Dona.

Au temps joli de nos guitares

 Pleins de souvenirs dans cette chanson..     

Au joli temps de nos guitares

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Au joli temps de nos guitares
Brassens criait “Gare au gorille
Sacha parlait de sa famille
Maxime était né quelque part
Dylan était “comme pierre qui roule”
Et Brel faisait valser “Vesoul”
Paco rythmait “A galopar”
Au temps joli de nos guitares

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Au joli temps de nos guitares
Leclerc chantait “moi mes souliers”
 Lemarque “un petit cordonnier”
Darnal fredonnait “le soudard”
Coluche ressuscitait Bruant
Joël était adolescent
C’était Ferrat, c’était Béart
Le temps joli de nos guitares

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Au joli temps de nos guitares
Aufray chantait Santiano
Ricet “La servante du château”
C’était Perret,
Sylvestre, Yvart
Robert venait de Montréal
Et Jacques de son Douai natal
C’était Gainsbourg avant Gainsbarre
Au temps joli de nos guitares

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Au joli temps de nos guitares
Brassens criait “Gare au gorille”
Sacha parlait de sa famille
Maxime était né quelque part
 Henri chantait sa chanson douce
C’était lui notre maître à tous
Moi je vivais comme un lézard
Au temps joli de nos guitares

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Il y en avait tant et tant
Que j’en oublie c’est évident
Que l’on pardonne à ma mémoire
Du temps joli de nos guitares (bis)
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Georges Moustaki

Mon frère

Mon père avait un métier qui nous obligeait à déménager très souvent, c'est pourquoi il a désiré n'avoir qu'un enfant. Je suis donc fille unique , moi qui aurait tant aimé avoir un frère ou une soeur. Cette chanson de Maxime Leforestier me touche beaucoup.


Paroles et Musique: Maxime Le Forestier   1971

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on n'se s'rait plus quittés
Comme des amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
A mon école buissonnière
Sur qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première

{Refrain:}
Mais tu n'es pas la
A qui la faute
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela

Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait sûrement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque

{Refrain}

Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille


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Hommage

Il a 25 ans, mon papa nous quittait. Voici quelques textes que j'aime.

Mon père

 

Paroles et Musique: Michel Mallory, Marc Benoît   1973

 


Que la maison me parait vide
Sans son désordre et sans sa voix
Ça me semble encore impossible
Pourtant il y a deux ans déjà

Ma mère a rangé tous ses livres
Et ses outils de jardinier
Tous ces objets qu'il faisait vivre
Qui eux aussi vont s'ennuyer

Il ne parlait pas de la guerre
Pourtant mon héros c'était lui
J'étais si fière qu'il soit mon père
Fière de m'appeler comme lui

Ses colères étaient des tempêtes
Lorsque j'avais désobéi
Et puis il pleurait en cachette
Parce que j'avais un premier prix

C'était plus que de la tendresse
Qu'il avait pour tous nos rosiers
Il peignait avec maladresse
C'était toujours moi qui posais

Je sais bien que je lui ressemble
Je suis têtue comme il l'était
J'ai ses yeux et ses côtés tendres
Et j'aime tout ce qu'il aimait

C'était mon ami et mon frère
Et tous mes souvenirs d'enfant
C'était mon ami et mon père
Et il me manque bien souvent


                                   .                      

Yves Duteil

 

Lettre à mon père

 

Paroles et Musique: Yves Duteil   2002  "Sans Attendre"

 


je te cherchais depuis longtemps
tu m'as laissé en t'en allant
un grand paquet de mots d'amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères
que tu fuyais pendant la guerre
les bateaux, les trains, les camions
les quais de gare et les wagons
la frayeur de ces années noires
je la lisais dans ton regard
avec l'horreur, le désespoir
et le travail obligatoire
peut-être un jour si tu m'attends
on parlera de tout ce temps
on a perdu sans rien se dire
ne pas savoir se sourire
quand je sentais venir la fin
je me revois tenir ta main
et te parler pendant des heures
en regardant battre ton coeur
a ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu'on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison
de la haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix
et le repos là où tu es
j'avais tout juste 50 ans
tu m'as légué en t'en allant
ce regard triste et douloureux
un portrait d'enfant malheureux
qui n'a pas pu trouver sa place
enfermé dans sa carapace
et sur qui les fées ni les dieux
n'ont jamais du poser les yeux
après avoir tant bien que mal
grandit à l'ombre d'une étoile
sans pour autant trouvé le nord
il t'a fallu partir encore
marcher de nuit à travers champ
mais dans tes lettres avec le temps
de ces souffrances et de ces peurs
il ne reste que le meilleur

hum...

à ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu'on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison
de là haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix
et le repos là où tu es
toi mon père que j'aimais tant
je te cherchais depuis longtemps
mais tu voyages désormais
près de moi bien plus que jamais
repose en paix dans nos mémoires
le plus tendre de notre histoire
se sont les mots qu'on a pas dit
c'est à toi que je les dédie

 

 

 

                                                                                                              

 


                                                         BARBARA

                                                                                                NANTES

 

 

Paroles et Musique: Barbara   1964


Il pleut sur Nantes
Donne-moi la main
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Un matin comme celui-là
Il y a juste un an déjà
La ville avait ce teint blafard
Lorsque je sortis de la gare
Nantes m'était encore inconnue
Je n'y étais jamais venue
Il avait fallu ce message
Pour que je fasse le voyage:

"Madame soyez au rendez-vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Faites vite, il y a peu d'espoir
Il a demandé à vous voir."

A l'heure de sa dernière heure
Après bien des années d'errance
Il me revenait en plein cœur
Son cri déchirait le silence
Depuis qu'il s'en était allé
Longtemps je l'avais espéré
Ce vagabond, ce disparu
Voilà qu'il m'était revenu

Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Je m'en souviens du rendez-vous
Et j'ai gravé dans ma mémoire
Cette chambre au fond d'un couloir

Assis près d'une cheminée
J'ai vu quatre hommes se lever
La lumière était froide et blanche
Ils portaient l'habit du dimanche
Je n'ai pas posé de questions
A ces étranges compagnons
J'ai rien dit, mais à leurs regards
J'ai compris qu'il était trop tard

P -vous
Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
Mais il ne m'a jamais revue
Il avait déjà disparu

Voilà, tu la connais l'histoire
Il était revenu un soir
Et ce fut son dernier voyage
Et ce fut son dernier rivage
Il voulait avant de mourir
Se réchauffer à mon sourire
Mais il mourut à la nuit même
Sans un adieu, sans un "je t'aime"

Au chemin qui longe la mer
Couché dans le jardin des pierres
Je veux que tranquille il repose
Je l'ai couché dessous les roses
Mon père, mon père

Il pleut sur Nantes
Et je me souviens
Le ciel de Nantes
Rend mon cœur chagrin

Pourtant, j'étais au rendez-vous.   


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Mon vieux

 

Paroles: Michèle Senlis & Daniel Guichard. Musique: Jean Ferrat   1974


Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux.

L'soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Tu sais, c'est con!

Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...


Yves Duteil                                  y1ppz9XdTJfeLNa6AwwH4xbJfc3BdJwbD6lda9XsnrwfGyZurneJMR7bjnIqGn_PMLZ42LDbWUMKgg[1]    

 

Lettre à mon père

 

Paroles et Musique: Yves Duteil   2002  "Sans Attendre"

 


je te cherchais depuis longtemps
tu m'as laissé en t'en allant
un grand paquet de mots d'amour
et ce silence encore si lourd
le souvenir de ces chimères
que tu fuyais pendant la guerre
les bateaux, les trains, les camions
les quais de gare et les wagons
la frayeur de ces années noires
je la lisais dans ton regard
avec l'horreur, le désespoir
et le travail obligatoire
peut-être un jour si tu m'attends
on parlera de tout ce temps
on a perdu sans rien se dire
ne pas savoir se sourire
quand je sentais venir la fin
je me revois tenir ta main
et te parler pendant des heures
en regardant battre ton coeur
a ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu'on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison
de la haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix
et le repos là où tu es
j'avais tout juste 50 ans
tu m'as légué en t'en allant
ce regard triste et douloureux
un portrait d'enfant malheureux
qui n'a pas pu trouver sa place
enfermé dans sa carapace
et sur qui les fées ni les dieux
n'ont jamais du poser les yeux
après avoir tant bien que mal
grandit à l'ombre d'une étoile
sans pour autant trouvé le nord
il t'a fallu partir encore
marcher de nuit à travers champ
mais dans tes lettres avec le temps
de ces souffrances et de ces peurs
il ne reste que le meilleur

hum...

à ta façon, tu nous aimais
mais tous les mots qu'on attendait
restaient enfouis bien trop profond
en souffrance dans leur prison
de là haut, si tu nous entends
reviens vers nous de temps en temps
as-tu enfin trouvé la paix
et le repos là où tu es
toi mon père que j'aimais tant
je te cherchais depuis longtemps
mais tu voyages désormais
près de moi bien plus que jamais
repose en paix dans nos mémoires
le plus tendre de notre histoire
se sont les mots qu'on a pas dit
c'est à toi que je les dédie

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Tant que nos proches sont là, il fautleur dire combien on les aime. Après il est trop tard, il nous reste des regrets.